Pierre Calleja, portrait d’un pionnier de la biotechnologie

Une passion née très tôt

Son rêve d’enfant était de descendre en mer dans une cage aux barreaux de fer pour étudier les requins.

Pierre Calleja, a toujours été fasciné par le monde aquatique. Très tôt, il se passionne pour la nature et l’observe dès qu’il le peut. L’été, ses parents l’emmènent à Palavas-les-Flots où il découvre la station marine du CNEXO devenue aujourd’hui Ifremer. Il s’émerveille alors devant le travail des chercheurs biologistes marins qu’il trouve passionnant.

En grandissant, il s’oriente évidemment vers un baccalauréat Biologie pour poursuivre sa passion et passe chaque seconde qu’il le peut sous l’eau. La mer devient une seconde maison pour lui au travers de la plongée sous-marine.

Avant même d’obtenir son DU de Technicien spécialisé en aquaculture marine, il fait ses premières armes aux Poissons du Soleil, la toute première ferme marine créée en Europe. C’est là où il apprend les bases de l’aquaculture. Il devient rapidement responsable d’écloserie. Très vite en autonomie, il teste, expérimente et participe aux toutes premières productions au monde de bars et de daurades. 

Un parcours exceptionnel dans le domaine de l’aquaculture

Il ira ensuite vers France Aquaculture pour diriger l’entreprise. Il passe son temps entre les laboratoires du Centre Océanologique de Brest, la station Ifremer de Palavas-les-Flots et le lancement des fermes marines en Méditerranée.

Durant toute sa carrière, le docteur Calleja n’a de cesse de développer des solutions pour produire des élevages de poissons sains. Il réalise très tôt l’importance des microalgues dans ce processus sur lesquels il fonde ses recherches.

Il s’attaque alors à l’exploitation industrielle des microalgues, un nouveau monde pour un aquaculteur et un nouvel espoir d’avenir pour la conquête de l’homme sur le milieu aquatique. Il découvre alors le potentiel inexploité des microalgues marines et enchaîne les innovations. Il crée notamment une lampe permettant d’absorber de larges quantités de Co2 dans des espaces clos comme ouverts. Il continue ses recherches et multiplie la pose de brevets et les aventures entrepreneuriales.

La naissance d’Odontella

Les recherches sur les microalgues offrent bien des possibilités. Après la lampe capable de dépolluer l’atmosphère, le docteur Pierre Calleja s’est intéressé à un autre domaine urgent : notre alimentation !

Odontella est né d’un constat simple : nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables. Bien au contraire, elles s’épuisent jour après jour. Aujourd’hui la surexploitation des terres agricoles et des océans menace l’équilibre fragile de notre écosystème. Gaspillage d’eau, déforestation, destruction d’espèces marines… L’exploitation de nos ressources accélère le réchauffement climatique et a des effets néfastes sur notre environnement.

Mais alors, comment les microalgues peuvent-elles nous aider à contrer les dangers de l’élevage intensif et de la surpêche ? En produisant des aliments sans détruire notre environnement. La société offre une alternative durable aux produits issus de la pêche et bientôt ceux avec des produits respectueux de l’environnement, bons pour notre planète et notre santé. La subtilité est de recréer la texture, le goût mais également l’aspect. Un pari réussi avec le Solmon®, la  première alternative au saumon fumé, entièrement végétale.

Pourquoi un saumon fumé ? Les Français sont très amateurs de saumon fumé. Ils en consomment 33 000 tonnes chaque année, ce qui les place en 2ème position en Europe, derrière l’Allemagne. Une forte demande qui augmente depuis plus d’une dizaine d’années.

Mais la société ne compte pas s’arrêter là. Le Solmon® n’est que le premier-né d’une large gamme d’aliments à base de microalgues et algues marines. L’entreprise compte développer un éventail d’aliments comme des substituts à la viande, d’autres produits de la mer et mêmes des boissons! Odontella offre aujourd’hui un double avantage en proposant des aliments sains et riches en nutriments et une consommation durable sans impact sur l’environnement !

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