Flexitarisme : comment varier vos sources de protéines ?

Les protéines sont essentielles pour notre bonne santé. Elles apportent à l’organisme les ingrédients nécessaires pour constituer nos muscles et nos os. Elles représentent environ 15 % du poids de notre corps et aident aussi notre organisme dans de nombreuses fonctions comme combattre les infections et transporter l’oxygène.

On associe souvent les protéines à la viande et au poisson, pourtant ces aliments n’en sont pas les seules sources. Depuis quelques années de nombreuse d’études mettent en lumière les conséquences négatives pour notre santé comme l’environnement de la surconsommation de viande et de poisson d’élevage. C’est pourquoi aujourd’hui, en réduisant leurs apports en protéines animales, de plus en plus de personnes souhaite faire évoluer leur régime alimentaire en se tournant vers le flexitarisme ».

Si vous avez fait cette transition ou prévoyez de vous lancer, il peut s’avérer difficile de répondre aux besoins de votre corps en protéines. Alors, comment obtenir suffisamment de protéines ? C’est une question courante pour les nouveaux flexitariens. On vous aide à y voir plus clair en vous proposant plusieurs alternatives.

Pourquoi manger moins de protéines animales est important ?

C’est un fait, manger trop de viande est mauvais pour votre santé. Dans bien des cas, la surconsommation de viande entraine des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension artérielle, et peut aussi être à l’origine de diabète ou encore d’obésité. On sait également que l’élevage industriel contribue fortement au réchauffement climatique, à l’appauvrissement des terres et à une trop grande dépense d’eau.

Face à ce constat, manger plus de poissons et moins de viande parait être une bonne solution. Le poisson est aussi riche en protéine que la viande et d’une manière générale, il est meilleur pour la santé. Mais néanmoins se pose la question écologique.

La surpêche menace notre écosystème. Depuis 50 ans, la pêche s’est tellement intensifiée qu’un tiers des espèces est désormais en danger. La pression de la pêche industrielle est tellement forte que les stocks non plus le temps de se reconstituer. Ainsi les chercheurs de l’institut Français de recherche pour la mer (IFREMER) considèrent qu’il n’y aura plus assez de poisson dans les Océans d’ici une quarantaine d’année. C’est pourquoi il est aussi indispensable de réduire sa consommation de poissons de pêche.

L’on pourrait alors penser que l’aquaculture marine, à savoir l’élevage des poissons est la solution idéale pour nous nourrir tout en protégeant les stocks de poissons sauvages. Et bien non c’est même pire puisqu’il faut détruire 5 kg de poissons sauvages pour produire un poisson d’élevage. 5 kg pêchés pour être transformer en farine de poisson d’estimée à nourrir les poissons d’élevage.

En somme, si vous vous souciez de votre impact sur l’environnement et souhaitez être en meilleure santé, vous devez réduire votre consommation de protéines animales en remplaçant une partie au moins par des protéines d’origines végétales.

Alors par quoi remplacer les protéines animales ?

La viande et le poisson peuvent être substitués par de nombreux végétaux pour leurs apports en protéines. On peut distinguer trois familles de plantes qui peuvent vous aider à cuisiner des repas plus sains.

D’abord les légumineuses, sans doute l’alternative la plus utilisée pour remplacer les protéines d’origine animales. Et pour cause, elles sont les plus riches en protéines. On trouve dans cette famille, les lentilles, les haricots, le soja, les pois… Vous avez le choix et d’innombrables possibilités de créer de savoureuses recettes.

Les céréales sont une autre alternative à la viande et au poisson. Elles apportent de solides apports en protéines. Préférez-les complètes pour avoir plus de minéraux et de fibres. On retrouve les céréales dans le pain, les pâtes, le riz et les semoules. Un excellent choix si vous souhaitez une alimentation plus équilibrée sans bouleverser vos habitudes.

Enfin, vous pouvez également accroître votre consommation en oléagineux. Il s’agit des fruits à coque, comme les noix, les amandes ou bien les noisettes. Ces aliments sont riches en protéines et en acide gras. Ils peuvent donc vous aider à manger moins de viande et de poisson.

De nouvelles alternatives prometteuses


Face aux nouveaux défis environnementaux et à l’urgence climatique de nouvelles options voient le jour.
L’entreprise Odontella, créée par Pierre Calleja en 2016 , ouvre des perspectives nouvelles en matière d’alimentation.

Pierre Calleja est un chercheur en biologie marine, un pionnier de l’aquaculture, Docteur en biotechnologie des microalgues, qui a compris très tôt la nécessité de trouver des alternatives durables à la raréfaction des ressources naturelles. Il est le fondateur et PDG d’Odontella, une société qui développe de nouvelles gammes d’aliment à partir de microalgues et algues marines, bon pour toute la famille .

Le dernier-né de la société, le Solmon®, se présente comme une alternative au saumon fumé et ouvre ainsi la voie à d’innombrables possibilités de substituts écologiques aux produits d’élevage de poissons et crevettes.
Ces nouveaux aliments développés par la société ODONTELLA vont ainsi permettre d’accéder à des quantités importantes de protéines et Omega 3 présents dans les microalgues.

En effet les microalgues marines contiennent des profils en protéines riches et équilibrés qui permettent d’apporter à ‘l’organisme tous les acides aminés nécessaires à son bon fonctionnement.

Mais ce n’est pas tout, elles sont aussi dans les océans l’unique source des Omega 3 que l’on retrouve dans les poissons gras qui les mange au travers de la chaine alimentaire des océans.

Les aliments d’avenir à base de microalgues et algues marines vont nous permettre de couvrir nos besoins en protéines et avec le bon gout en plus, ce qui ne gâche rien.

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